Longue chanson de rupture, d'une franchise si crue que Dylan dira plus tard regretter de l'avoir publiée. Il y règle ses comptes avec la sœur de Suze Rotolo, au moment de leur séparation.
La chanson,
Portrait d'une femme insaisissable, en ouverture de la face électrique. Dylan y déroule une série d'images — elle porte un anneau égyptien, elle est « une artiste », elle « ne se tourne pas en arrière
Déclaration d'indépendance contre tout travail aliénant, où le narrateur refuse de « travailler à la ferme de Maggie ». La chanson, jouée à Newport en 1965, deviendra un symbole du refus de Dylan de r
Chanson d'amour en équation, où la femme aimée parle « comme le silence », sans faux-semblant. La mélodie, d'une douceur rare, contraste avec les titres électriques qui l'entourent.
Le titre mathémat
Blues électrique hargneux, où Dylan se réclame d'une filiation hors-la-loi et se cherche une « vieille dame » pour le mener en prison. Le morceau, simple et brutal, tranche avec la sophistication des
Évocation burlesque d'un foyer impossible, où le narrateur retrouve une maison pleine de personnages loufoques — un oncle qui traîne, une grand-mère qui jure. Le riff de guitare grinçant fait le reste
Épopée comique de l'arrivée en Amérique, où le narrateur, nouveau Christophe Colomb, débarque dans un pays déjà occupé par des policiers, des notaires et des banquiers. L'histoire s'emballe jusqu'à l'
Méditation surréaliste sur le paradis, au cœur de la face acoustique. Les images se succèdent — un « roi des toiles d'araignée », un « prophète qui ne dit pas la vérité » — sans qu'aucune ne se laisse
Chant d'adieu et de renouveau, qui referme l'album sur une note à la fois grave et libératrice. Dylan y congédie une figure — une femme, un public, un soi ancien — et lui demande de « prendre ce qu'il
Blues d'une paresse magnifique, dont Dylan ralentit le tempo jusqu'à l'hypnose. La version originale, plus rapide, fut réenregistrée pour donner ce morceau traînant, porté par le piano d'Al Kooper.
L
Adresse à une reine déchue, à qui le narrateur promet de venir quand elle « tombera ». La chanson, d'une élégance mélancolique, est portée par le piano d'Al Kooper et un rythme de valse.
L'identité d
Chanson-titre en forme de farce biblique : Dieu ordonne à Abraham de tuer son fils, sur la route 61, avant de se raviser. Le sifflet de jouet, placé au premier plan, donne au morceau sa couleur de fêt
Récit d'une errance à Juárez, au Mexique, où le narrateur cherche à se perdre dans la « rue de la Ruine ». La chanson évoque un monde de fête et de désespoir, avec des figures de cirque et de bordel.
Ouverture fanfaronne au cuivre, où « everybody must get stoned » vaut à Dylan un malentendu durable avec la censure. Le refrain, chanté par un groupe hilare, transforme la chanson en fête de fin de mo
Blues au rythme traînant, qui ouvre le Nashville électrique. Dylan y « engage son temps » auprès d'une femme, dans un texte elliptique ponctué d'un solo d'harmonica mémorable.
Le morceau annonce la c
Chanson de rupture en forme de bilan, enregistrée à New York avant le déménagement des sessions à Nashville. Dylan y passe en revue ce qui n'a pas fonctionné, entre deux êtres.
La version parue en si
Chanson d'amour dévorante, où le désir se dit avec une urgence rare chez Dylan. Le refrain, simple et direct, tranche avec les énigmes qui l'entourent sur l'album.
Devenue un hit en 1966, la chanson
Défilé de figures bizarres dans une ville du Sud, l'un des grands récits surréalistes de l'album. Le narrateur, coincé à Mobile, croise un sénateur, un prédicateur et des femmes énigmatiques, sans jam
Blues ironique sur un chapeau, prétexte à une satire sociale mordante. Dylan y décrit une femme qui parade avec sa toque en léopard, et en profite pour égratigner la mode et les apparences.
Portée pa
Ballade de rupture à la fois tendre et cruelle, devenue l'un des standards les plus discutés de Dylan. Le refrain — « elle fait l'amour comme une femme, mais se brise comme une petite fille » — a nour