Instrumental sautillant, curiosité d'un disque volontairement hétéroclite. Dylan y joue au musicien de studio, sans texte ni message, dans un boogie-woogie léger.
Ce genre de pièce, impensable sur le
Ballade traditionnelle de Terre-Neuve, chantée avec une douceur inattendue. Le narrateur y décrit une femme d'une beauté idéale, dans un décor de brumes et de rivages.
La chanson, venue du répertoire
Blues nonchalant, où la voix de Dylan flotte sur une section country. Le titre, qui dit « vivre le blues », vaut presque comme un autoportrait ironique.
À ce stade de sa carrière, Dylan semblait en e
Ballade sur l'eau-de-vie distillée en cachette, devenue l'un des rares titres appréciés du disque à sa sortie. Le narrateur y évoque son alambic et la tranquillité d'un hors-la-loi pacifique.
La chan
Standard folk de Paul Clayton, chanté sur un tempo de route. Le thème du départ — « il faut que je reprenne la route » — est évidemment fait pour Dylan.
Reprendre ce morceau, c'est se réinscrire dans
Standard de Rodgers et Hart, repris dans un arrangement que Dylan assume comme un pastiche. La célèbre ballade de la lune bleue devient ici un exercice de crooner désinvolte.
Ce choix, parmi les plus
Reprise de Paul Simon, qui surprend par son imitation vocale presque exacte de l'original. Dylan se glisse dans la chanson de Simon and Garfunkel avec une fidélité troublante.
Cet hommage, jamais com
Chanson de Dylan écrite en 1967, enfin publiée ici dans une version studio enjouée. Le morceau, rendu célèbre par Manfred Mann en 1968, évoque un certain Quinn, « l'Esquimau », qui apporte la joie.
É
Standard country, prétexte à une interprétation de crooner déconcertante. Le titre, qui demande d'être pris « tel quel », vaut presque comme un manifeste du disque entier.
Dylan, en 1970, semblait di
Reprise des Everly Brothers, dans une veine nostalgique. L'histoire d'un homme qui charge un ami de porter un message à une femme qu'il aime, tout en se sachant condamné.
Le choix des Everly Brothers
Blues popularisé par Elmore James, chanté avec une lenteur de plainte. Le texte, sur la douleur de voir l'autre souffrir, est un classique du blues de Chicago.
En reprenant ce blues, Dylan renoue ave
Composition de Dylan sur un ménestrel de passage, l'un des originaux les plus solides du disque. Le narrateur observe un musicien itinérant et son amie, avec une mélancolie rentrée.
La chanson, souve
Instrumental sans paroles, au refrain fredonné, devenu ironiquement un single et une bande-son de film. Le « la-la-la » de Dylan y tient lieu de chant.
Le morceau, né d'une session de 1970, fut utili
Seconde prise du traditionnel d'ouverture, en clôture symétrique de l'album. La boucle se referme sur la même Alberta, comme pour dire que le disque était un cercle.
Cette symétrie — commencer et fin
Chanson d'amour limpide, offerte à George Harrison, qui l'enregistra aussi pour All Things Must Pass. Dylan y chante ce que serait sa vie « sans toi » — un désert sans étoile, un hiver sans printemps.
Récit de sa remise de diplôme honorifique à Princeton, mêlé d'angoisse et de dérision. Dylan y décrit la cérémonie, la chaleur, et les « sauterelles » qui chantent, avec un regard d'étranger.
Le titr
Chanson sur la lenteur des jours à la campagne, dans la veine bucolique du disque. Dylan y célèbre le temps qui s'étire, loin des tournées et des obligations.
Écrite dans la période de retrait à Wood
Récit d'une visite à une diseuse de bonne aventure, souvent lu comme une rencontre avec Elvis Presley. Le narrateur va voir un « gitan » dans un hôtel, et en ressort transformé.
Dylan n'a jamais conf
Valse d'hiver tendre et malicieuse, où Dylan joue au patineur amoureux. Le titre, un néologisme, mêle « winter » et « interlude » pour désigner un moment suspendu.
La chanson, légère et dansante, par
Chanson parlée sur une scansion jazz, avec des chœurs scat — une fantaisie unique dans sa discographie. Dylan y déclame plus qu'il ne chante, sur un accompagnement de jazz doux.
Le morceau, imprévisi