Not Dark Yet est la pièce crépusculaire de Time Out of Mind : « il ne fait pas encore nuit, mais c'est pour bientôt ». Le texte, méditation sur le temps et l'usure, est porté par une gravité que la pr
Ouverture de Time Out of Mind, Love Sick est un blues nocturne et obsédant, où l'amour se vit comme une maladie dont on ne veut pas guérir. Le son, saturé et réverbéré, fixe d'emblée l'ambiance du dis
Écrite à l'époque de Time Out of Mind, Mississippi trouve sa forme sur « Love and Theft ». Le texte — « il ne me reste qu'un jour ici-bas » — mêle fatigue et obstination, et compte parmi les plus bell
Summer Days est le morceau de swing de « Love and Theft » : un boogie insolent et drôle, porté par le groupe de tournée de Dylan. Le texte, énumératif et moqueur, respire la joie de jouer.
La chanson
Ouverture de Modern Times, Thunder on the Mountain est un blues électrique effronté, où Dylan apostrophe Alicia Keys et promet le tonnerre. Le morceau installe d'emblée l'humeur comique et allègre du
Valse paisible, When the Deal Goes Down est une chanson de loyauté et de persévérance. Le texte, simple et grave, se tient à la croisée du répertoire d'avant-guerre et de la méditation tardive.
Single d'ouverture de Tempest, Duquesne Whistle mêle swing et train fantôme : un sifflet de locomotive qui devient menace amoureuse. Le clip, signé Nash Edgerton, en fait une course-poursuite burlesqu
Pay in Blood est la chanson la plus amère de Tempest : une déclaration de guerre rentrée, où Dylan prévient qu'il paie en sang. Le texte, lapidaire, tranche avec l'ironie des morceaux voisins.
La cri
Le titre reprend Walt Whitman — « je contiens des multitudes » — pour dérouler l'inventaire ironique d'une vie : Anne Frank et Indiana Jones, les Rolling Stones et Beethoven. Dylan s'y déclare à la fo
Publiée en pleine pandémie, en mars 2020, Murder Most Foul est la chanson la plus longue de la carrière de Dylan : dix-sept minutes sur l'assassinat de Kennedy, de la fusillade de Dallas aux retombées
Blues de Jesse Fuller que Dylan reprend en ouverture de son premier album, enregistré le 20 novembre 1961 au Studio A de Columbia. À vingt ans, il y pose une voix déjà nasale et traînante, au-dessus d
L'une des deux compositions originales du disque, écrite dans les semaines qui suivent son arrivée à New York en janvier 1961. Sur le patron du talking blues de Woody Guthrie, Dylan raconte son débarq
Spiritual repris de Blind Willie Johnson, dont la version de 1927 est une pierre de touche du blues religieux. Dylan le chante a cappella en partie, d'une voix qui descend dans le grave, comme pour co
Ballade traditionnelle des Appalaches, popularisée avant lui par les Stanley Brothers, que Dylan reprend en version dépouillée — guitare, harmonica, et cette voix qui accuse déjà l'âge. Le thème du «
Blues de Bukka White, l'une des pièces les plus sombres du premier album. Dylan en force la voix vers le grave, presque jusqu'à la plainte, dans une performance qui impressionne par sa maturité précoc
Ballade écossaise venue de la tradition, connue aux États-Unis sous le nom de Fennario. Dylan l'arrange en fingerpicking limpide, chantant l'histoire d'un capitaine tombé amoureux d'une Peggy qui fini
Blues de Curtis Jones qui évoque la fameuse route 51, celle-là même qui traversait le Minnesota de son enfance et menait vers La Nouvelle-Orléans. La coïncidence n'est pas fortuite : Dylan a grandi au
Traditionnel du répertoire gospel, que Dylan reprend avec une énergie qui contraste avec le reste du disque. Le texte, bâti sur une question et une réponse — « gardez votre main sur la charrue, tenez
Chanson apprise de l'érudit et chanteur folk Eric von Schmidt, dont Dylan cite le nom dans une introduction parlée restée célèbre. Le geste — créditer oralement sa source — dit son rapport scrupuleux
Traditionnel de La Nouvelle-Orléans, dont Dylan livre une version lente et hypnotique, à la guitare, bien avant que les Animals n'en fassent un hit mondial en 1964. Sa lecture est fidèle à celle de Da