Premier album ouvertement chrétien de Dylan, Slow Train Coming frappe par sa production soignée — signée Jerry Wexler et Barry Beckett — et par le jeu de Mark Knopfler et Pick Withers, de Dire Straits.
Deuxième volet de la trilogie gospel, Saved est le disque le plus frontalement chrétien de Dylan : des chants de louange, une ferveur intacte, et une production enregistrée dans la chaleur du moment.
Troisième et dernier volet de la trilogie gospel, Shot of Love referme la parenthèse chrétienne. Every Grain of Sand, ballade de bout de chemin, est souvent citée parmi les plus belles chansons de Dylan.
Infidels marque le retour de Dylan à un répertoire profane. Produit avec Mark Knopfler, l'album retrouve une écriture mordante avec Jokerman et Sweetheart Like You.
Empire Burlesque divise par sa production des années quatre-vingt, entre synthétiseurs et chœurs. Dark Eyes, chanté seul à la guitare, referme le disque sur une note de gravité inattendue.
Album inégal et éparpillé, Knocked Out Loaded vaut surtout pour Brownsville Girl, chanson de onze minutes coécrite avec Sam Shepard, tenue pour l'un des joyaux cachés de Dylan.
Point bas de la décennie, Down in the Groove rassemble des reprises et quelques originaux, dont Silvio, coécrit avec Robert Hunter. La critique le reçoit comme l'un des disques les plus faibles de Dylan.
Enregistré à La Nouvelle-Orléans avec Daniel Lanois, Oh Mercy relance une carrière en berne. Son ambiance nocturne et des chansons comme Man in the Long Black Coat ou Most of the Time imposent un retour à la gravité.