Chroniques, disques de reprises, et une reconnaissance académique inédite pour un auteur de chansons. La période en cours.
À partir de 2006, Dylan consacre une série d'albums à des reprises et aux standards américains, avant de revenir à l'écriture. Modern Times, en 2006, entre directement en tête des ventes aux États-Unis — une première pour lui depuis trente ans.
La décennie alterne ensuite les registres : Together Through Life (2009), un album de chansons originales nourri de blues ; Christmas in the Heart (2009), un disque de Noël aux bénéfices reversés ; puis Tempest (2012), où reviennent le souffle épique et les longues ballades.
Puis Dylan se tourne vers le répertoire de Frank Sinatra : Shadows in the Night (2015), Fallen Angels (2016) et Triplicate (2017), trente-six standards qui surprennent par leur dépouillement et la gravité de l'interprétation.
En octobre 2016, l'Académie suédoise lui décerne le prix Nobel de littérature, « pour avoir créé de nouvelles expressions poétiques dans la grande tradition de la chanson américaine ». Dylan reste d'abord silencieux pendant deux semaines, puis décline l'invitation à la cérémonie, envoie un discours lu par l'ambassadrice des États-Unis, et prononce sa conférence Nobel en juin 2017.
Rough and Rowdy Ways, en 2020, est le premier album de chansons originales depuis huit ans. Il s'ouvre sur I Contain Multitudes et se referme sur Murder Most Foul, dix-sept minutes sur l'assassinat de Kennedy. La critique y voit l'un des sommets de la période tardive.
En 2021, Shadow Kingdom rejoue en studio un choix de chansons anciennes ; en 2022, Dylan publie The Philosophy of Modern Song, un livre de lectures et de commentaires. La période se poursuit : c'est la seule de la frise sans date de fin.








