Ouverture de Blood on the Tracks, Tangled Up in Blue raconte une histoire d'amour en fragments, avec des pronoms et des époques qui glissent. Dylan en a réécrit les paroles au fil des tournées, comme
La chanson la plus rageuse de Blood on the Tracks. Idiot Wind est un règlement de comptes où la colère se retourne autant contre l'autre que contre soi-même — le « vent idiot » finit par souffler sur
Shelter from the Storm referme la face sur une note de gratitude amère : une femme y offre un abri, dans un monde traversé par la tempête. Le texte, elliptique, se prête à toutes les lectures — amoure
Chronique de l'affaire Rubin « Hurricane » Carter, le boxeur condamné pour un triple meurtre, Hurricane est un plaidoyer en forme de chanson, coécrit avec Jacques Levy. Le texte reconstitue la nuit du
Complainte tzigane portée par le violon de Scarlet Rivera, One More Cup of Coffee évoque une femme gitane et un départ vers les vallées. Le texte, mystérieux, emprunte à une veine quasi balkanique.
L
Ouverture chorale sans Dylan — des voix féminines répètent inlassablement « tous les chevaux fatigués au soleil » —, devenue le signe de l'étrangeté du disque. Aucun autre chanteur n'apparaît, et la b
Première version d'un traditionnel, dans un arrangement de country feutré, où Dylan chante une femme prénommée Alberta. Le disque en donnera une seconde version en clôture, comme pour boucler la boucl
Standard country des Davis Sisters, chanté avec un détachement qui désarçonne. Dylan y reprend la plainte d'un amant supplanté, mais sans l'incarnation qu'on attendrait de lui.
Ce détachement, partou
Ballade de la ruée vers l'or, où Dylan se glisse dans la peau d'un vieux prospecteur qui se souvient des jours de 1849. Le récit, à la première personne, est chanté avec une chaleur de conteur.
La ch
Reprise de Gordon Lightfoot, qui inscrit Dylan dans la lignée des auteurs-compositeurs de sa génération. La chanson, sur un voyageur bloqué par la pluie du matin, est un classique du folk canadien.
E
Première face d'une même histoire, dans une veine de murder ballad traditionnelle : un homme cherche une femme nommée Sadie, avant que le récit ne bascule. Le morceau s'enchaîne avec Little Sadie, qui
Adaptation du classique français Je t'appartiens, chanté avec des chœurs amples. Dylan y pousse la voix dans un registre de crooner qui surprend encore aujourd'hui.
Ce goût pour la chanson française
Murder ballad traditionnelle, second volet de l'histoire ouverte par In Search of Little Sadie. Le récit du meurtre et de la fuite y est mené d'une voix plate, presque blanche.
La sobriété de l'inter
Instrumental sautillant, curiosité d'un disque volontairement hétéroclite. Dylan y joue au musicien de studio, sans texte ni message, dans un boogie-woogie léger.
Ce genre de pièce, impensable sur le
Ballade traditionnelle de Terre-Neuve, chantée avec une douceur inattendue. Le narrateur y décrit une femme d'une beauté idéale, dans un décor de brumes et de rivages.
La chanson, venue du répertoire
Blues nonchalant, où la voix de Dylan flotte sur une section country. Le titre, qui dit « vivre le blues », vaut presque comme un autoportrait ironique.
À ce stade de sa carrière, Dylan semblait en e
Ballade sur l'eau-de-vie distillée en cachette, devenue l'un des rares titres appréciés du disque à sa sortie. Le narrateur y évoque son alambic et la tranquillité d'un hors-la-loi pacifique.
La chan
Standard folk de Paul Clayton, chanté sur un tempo de route. Le thème du départ — « il faut que je reprenne la route » — est évidemment fait pour Dylan.
Reprendre ce morceau, c'est se réinscrire dans
Standard de Rodgers et Hart, repris dans un arrangement que Dylan assume comme un pastiche. La célèbre ballade de la lune bleue devient ici un exercice de crooner désinvolte.
Ce choix, parmi les plus
Reprise de Paul Simon, qui surprend par son imitation vocale presque exacte de l'original. Dylan se glisse dans la chanson de Simon and Garfunkel avec une fidélité troublante.
Cet hommage, jamais com