Une décennie de ruptures : le retour sur scène en 1974, la séparation avec Sara, la Rolling Thunder Revue et l'album que beaucoup tiennent pour son sommet d'écriture.
Double album de reprises, d'inédits et de versions live, Self Portrait déroute à sa sortie. La critique de Greil Marcus dans Rolling Stone — « What is this shit ? » — est restée célèbre, au point de résumer le disque.
Publié quatre mois après Self Portrait, New Morning en est le contrepoint apaisé : des chansons originales, un ton domestique, et If Not for You, que Dylan offrit à George Harrison.
Bande originale du western de Sam Peckinpah, dans lequel Dylan tient un petit rôle. Le disque contient Knockin' on Heaven's Door, devenue l'une des chansons les plus reprises de son répertoire.
Album de chutes de studio issues des sessions de Self Portrait et New Morning, publié par Columbia sans l'accord de Dylan, alors passé chez Asylum. Longtemps tenu pour une sortie non autorisée, il a été réintégré à la discographie officielle.
Premier album de Dylan chez Asylum, Planet Waves est enregistré avec The Band. Il contient Forever Young, offerte en deux versions, et précède la grande tournée de 1974.
Souvent tenu pour le sommet d'écriture de Dylan, Blood on the Tracks est un album de séparation : Tangled Up in Blue, Idiot Wind et Shelter from the Storm composent un journal amoureux d'une rare intensité.
Première publication officielle des enregistrements du sous-sol de Big Pink, réalisés en 1967 avec The Band. Le double album mêle titres de Dylan et du groupe, entre traditionnel, burlesque et mystère.
Coécrit avec Jacques Levy et prolongé par la Rolling Thunder Revue, Desire s'ouvre sur Hurricane, la chronique de l'affaire Rubin Carter, et mêle chansons d'amour, récits de hors-la-loi et complaintes.
Street-Legal précède la tournée mondiale de 1978 : un son ample, des chœurs féminins et une écriture traversée par l'inquiétude. Señor (Tales of Yankee Power) en est la pièce maîtresse.
Ouverture de Blood on the Tracks, Tangled Up in Blue raconte une histoire d'amour en fragments, avec des pronoms et des époques qui glissent. Dylan en a réécrit les paroles au fil des tournées, comme
La chanson la plus rageuse de Blood on the Tracks. Idiot Wind est un règlement de comptes où la colère se retourne autant contre l'autre que contre soi-même — le « vent idiot » finit par souffler sur
Shelter from the Storm referme la face sur une note de gratitude amère : une femme y offre un abri, dans un monde traversé par la tempête. Le texte, elliptique, se prête à toutes les lectures — amoure
Chronique de l'affaire Rubin « Hurricane » Carter, le boxeur condamné pour un triple meurtre, Hurricane est un plaidoyer en forme de chanson, coécrit avec Jacques Levy. Le texte reconstitue la nuit du
Complainte tzigane portée par le violon de Scarlet Rivera, One More Cup of Coffee évoque une femme gitane et un départ vers les vallées. Le texte, mystérieux, emprunte à une veine quasi balkanique.
L
Ouverture chorale sans Dylan — des voix féminines répètent inlassablement « tous les chevaux fatigués au soleil » —, devenue le signe de l'étrangeté du disque. Aucun autre chanteur n'apparaît, et la b
Première version d'un traditionnel, dans un arrangement de country feutré, où Dylan chante une femme prénommée Alberta. Le disque en donnera une seconde version en clôture, comme pour boucler la boucl
Standard country des Davis Sisters, chanté avec un détachement qui désarçonne. Dylan y reprend la plainte d'un amant supplanté, mais sans l'incarnation qu'on attendrait de lui.
Ce détachement, partou
Ballade de la ruée vers l'or, où Dylan se glisse dans la peau d'un vieux prospecteur qui se souvient des jours de 1849. Le récit, à la première personne, est chanté avec une chaleur de conteur.
La ch
Reprise de Gordon Lightfoot, qui inscrit Dylan dans la lignée des auteurs-compositeurs de sa génération. La chanson, sur un voyageur bloqué par la pluie du matin, est un classique du folk canadien.
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