Bande originale du western de Sam Peckinpah, dans lequel Dylan tient un petit rôle. Le disque contient Knockin' on Heaven's Door, devenue l'une des chansons les plus reprises de son répertoire.
Album de chutes de studio issues des sessions de Self Portrait et New Morning, publié par Columbia sans l'accord de Dylan, alors passé chez Asylum. Longtemps tenu pour une sortie non autorisée, il a été réintégré à la discographie officielle.
Premier album de Dylan chez Asylum, Planet Waves est enregistré avec The Band. Il contient Forever Young, offerte en deux versions, et précède la grande tournée de 1974.
Souvent tenu pour le sommet d'écriture de Dylan, Blood on the Tracks est un album de séparation : Tangled Up in Blue, Idiot Wind et Shelter from the Storm composent un journal amoureux d'une rare intensité.
Première publication officielle des enregistrements du sous-sol de Big Pink, réalisés en 1967 avec The Band. Le double album mêle titres de Dylan et du groupe, entre traditionnel, burlesque et mystère.
Coécrit avec Jacques Levy et prolongé par la Rolling Thunder Revue, Desire s'ouvre sur Hurricane, la chronique de l'affaire Rubin Carter, et mêle chansons d'amour, récits de hors-la-loi et complaintes.
Street-Legal précède la tournée mondiale de 1978 : un son ample, des chœurs féminins et une écriture traversée par l'inquiétude. Señor (Tales of Yankee Power) en est la pièce maîtresse.
Premier album ouvertement chrétien de Dylan, Slow Train Coming frappe par sa production soignée — signée Jerry Wexler et Barry Beckett — et par le jeu de Mark Knopfler et Pick Withers, de Dire Straits.
Deuxième volet de la trilogie gospel, Saved est le disque le plus frontalement chrétien de Dylan : des chants de louange, une ferveur intacte, et une production enregistrée dans la chaleur du moment.
Troisième et dernier volet de la trilogie gospel, Shot of Love referme la parenthèse chrétienne. Every Grain of Sand, ballade de bout de chemin, est souvent citée parmi les plus belles chansons de Dylan.
Infidels marque le retour de Dylan à un répertoire profane. Produit avec Mark Knopfler, l'album retrouve une écriture mordante avec Jokerman et Sweetheart Like You.
Empire Burlesque divise par sa production des années quatre-vingt, entre synthétiseurs et chœurs. Dark Eyes, chanté seul à la guitare, referme le disque sur une note de gravité inattendue.
Album inégal et éparpillé, Knocked Out Loaded vaut surtout pour Brownsville Girl, chanson de onze minutes coécrite avec Sam Shepard, tenue pour l'un des joyaux cachés de Dylan.
Point bas de la décennie, Down in the Groove rassemble des reprises et quelques originaux, dont Silvio, coécrit avec Robert Hunter. La critique le reçoit comme l'un des disques les plus faibles de Dylan.
Enregistré à La Nouvelle-Orléans avec Daniel Lanois, Oh Mercy relance une carrière en berne. Son ambiance nocturne et des chansons comme Man in the Long Black Coat ou Most of the Time imposent un retour à la gravité.
Malgré un casting prestigieux — George Harrison, Elton John, Slash, David Crosby —, Under the Red Sky déçoit par son ton de comptines et de fables. Dylan n'en garde qu'un souvenir mitigé.
Premier album de Dylan sans chanson originale depuis ses débuts, Good as I Been to You le ramène à la guitare, à l'harmonica et au répertoire folk traditionnel qui l'a formé.
Second volet du retour aux sources, World Gone Wrong reprend des blues et des ballades traditionnelles. Blood in My Eyes, de Willie Brown, lui vaut un Grammy.
Produit par Daniel Lanois, Time Out of Mind est un disque d'ombres et de crépuscule, couronné par le Grammy de l'album de l'année et tenu pour le grand retour de Dylan à l'écriture.
Paru le 11 septembre 2001, « Love and Theft » impose une écriture baroque et comique, nourrie de blues, de swing et d'une érudition ironique. Mississippi en est la pièce centrale.